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Quimper St Corentin, une dépose des cloches qui attire

27/05/2016

Quimper St Corentin, une dépose des cloches qui attire

Cachées derrière le roi Gradlon qui, coincé entre les deux flèches de la cathédrale veille sur la ville, trois cloches et leur portique ont été déposés ce matin par l'entreprise costarmoricaine Art Camp spécialisée dans la rénovation des beffrois et des cloches. La structure porteuse, en acier, nécessitait une restauration dont vont bénéficier les trois cloches en airain que peu de Quimpérois ont pu admirer. Mais cet été, après restauration et avant leur remise en place prévue en septembre, la structure et les cloches pourront être admirées dans ou près de la cathédrale. Le lieu exact n'a pas encore été défini. Les images de Cathy Tymen. Plus d'infos sur www.letelegramme.fr

Une grue au pied des flèches de la cathédrale, ce n'est pas habituel. Hier, dès 8 h, des ouvriers étaient à l'oeuvre pour desceller un portique supportant trois cloches dissimulées du regard des passants, derrière la statue hiératique du roi Gradlon.

Dans le cadre d'une campagne annuelle d'entretien de la cathédrale entreprise par la Direction régionale des affaires culturelles, l'entreprise costarmoricaine Art Camp'est intervenue, hier matin, pour déposer au moyen d'une grue un portique et ses trois cloches. Coût de l'intervention : 2.800 €. L'ensemble, placé entre les deux flèches, était scellé sur une terrasse derrière la statue du roi Gradlon et n'était pas visible du parvis. « La structure en acier donnait des signes de faiblesse. Une restauration s'avérait nécessaire. Les cloches vont être nettoyées dans nos ateliers », indique Franck Ollivier, gérant d'Art Camp'.

Structure attaquée par la corrosion

La structure métallique sera restaurée par un ferronnier. L'ossature est rouillée et sera sablée afin de neutraliser la corrosion notamment présentes sur les fixations. « Cela a créé des fissures au niveau des dalles de la terrasse », note Pierre Alexandre, architecte des bâtiments de France. D'ailleurs, hier matin, l'un des ancrages résistait et menaçait de faire s'effondrer la voûte. Ce n'est finalement qu'aux environs de 9 h 30 que l'ensemble a rejoint la terre ferme. La cloche principale est sans doute l'une des plus anciennes cloches du Finistère. « Elle date de 1312 et elle est classée aux Monuments historiques. Elle provient de la chapelle Notre-Dame du Guéodet, aujourd'hui disparue. Elle sera expertisée », précise Pierre Alexandre. La plus petite cloche, du XIXe siècle, ne comporte aucune inscription. La troisième a été fondue à Quimper par un dénommé Viel. Elle date de 1830. « Ces cloches ont arrêté de carillonner à la fin des années 1990. Il y avait un système de tintement électrique mis en place avant les années 1980. Un marteau venait frapper les cloches, ce qui n'était pas très bon pour la plus ancienne.

Les cloches exposées dans la cathédrale cet été

Il n'est pas sûr que la vieille dame retrouve la terrasse du roi Gradlon exposée aux quatre vents. « Il faut lui trouver une installation adaptée à son grand âge et à sa valeur », estime l'architecte des Bâtiments de France. « On a été surpris par son poids. On ne sait pas en quel alliage elle est faite. Si elle avait été en bronze, elle aurait pesé un peu moins ». Une fois nettoyées, les cloches seront exposées courant juin et durant tout l'été dans la cathédrale, dans la nef côté gauche près du gros pilier qui fait face aux fonts baptismaux. D'autres travaux de réparation vont se poursuive d'ici décembre. « Nous allons intervenir sur le beffroi de la tour nord et purger la charpente qui supporte quatre cloches. On va aussi revoir les cheminements techniques qui surplombent la nef en mettant en place des lignes de vie », indique Franck Ollivier. Autre intervention programmée, la pose de grillages sur les baies de la cathédrale pour protéger les vitraux des dégradations.

La vidéo est à regarder sur le site du Télégramme: cliquer ici




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