ART CAMP
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22120 Pommeret
N°TVA :

Le patrimoine campanaire breton mis en avant

16/03/2017

Le patrimoine campanaire breton mis en avant

Les Bretons sont très attachés à leurs cloches.
Ils y consacrent des sommes non négligeables pour les entretenir et les faire fonctionner. Avant tout dans un souci de préservation et de transmission du patrimoine. Par attachement identitaire, aussi…

Elles rythment moins le quotidien qu’autrefois. Elles annoncent également moins souvent les offices religieux, raréfaction du clergé oblige. Et pourtant, contrairement à d’autres régions, la Bretagne continue à choyer ses cloches.
Il est vrai que, riche de 6.000 églises, chapelles et abbatiales, l’art campanaire fait partie de son ADN. Rien d’étonnant à ce que les Bretons y consacrent plusieurs centaines de milliers d’euros chaque année.

« En réalité, 1.000 à 3.000€ par an, en moyenne, pour l’entretien des cloches, ce n’est pas énorme pour une commune. C’est plus sensible lors de gros travaux de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Mais, une cloche, ça dure 300 ans et, après intervention, on peut attendre dix ans pour la structure », affirment Dominique Taillandier et Franck Ollivier, les patrons d’Art Camp à Pommeret (Côtes-d’Armor). « On explique aussi que 40.000€ sur les cloches et leur environnement, ça peut éviter de dépenser ensuite 100.000€ sur la structure du clocher. »

De fait, pas question de le faire « petit joueur » : un bourdon de trois tonnes triple son poids en poussée ! Excès de jeu ou rigidité excessive, mauvais calage entre les cloches peuvent provoquer des vibrations destructrices. De ce fait, les jougs, bélières et beffrois doivent être conçus et réalisés sur mesure. Le message passe bien en Bretagne où les campanistes ne manquent pas d’ouvrage. Douze cloches neuves - « record de France absolu » - ont même été posées en 2016 par la société Art Camp. « Cet engouement s’explique car les cloches sont les témoins de l’Histoire locale, portant le nom des parrains ou marraines. C’est aussi la musique berçant le quotidien depuis l’enfance. Après, on comprend que les budgets sont serrés et que les élus puissent s’interroger sur leurs priorités».

La video ici



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